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    UNIS/DSG/22
    12 November 1999
    Tenth Anniversary of Child Rights Convention ‘A Wonderful Victory’
    Says Deputy Secretary-General at General Assembly Ceremony

     

    NEW YORK, 11 November (UN Headquarters) -- Following is the text of the statement by Deputy Secretary-General Louise Frechette to the General Assembly, as it commemorated the tenth anniversary of the Convention on the Rights of the Child at Headquarters on  11 November:
     

     Today we have cause to rejoice, and I am happy to be here with you to celebrate.  In a few days, the Convention on the Rights of the Child will be 10 years old.  A child itself, really, it has already become the most widely ratified human rights instrument.

     This is a wonderful victory.  All children are now recognized by a near-universal, legally binding instrument, as individuals with special needs who are entitled to special protection.  Maybe more importantly, they are recognized as individuals with dignity who have the rights of full human beings.  

     To many of us, this may seem almost too obvious for words.  But it took until the last decade of the 20th century to turn this recognition into an international convention which spells out, for example, a child’s right to be free from economic and sexual exploitation, to receive an education and to have access to health care.  Redefining needs as rights is not merely a question of terminology:  a right is something you can actually claim.

     To achieve truly universal ratification of the Convention would be a fitting way to enter the new century, a century that will belong to the children of today.  It is a concern to us all that the United States is one of the only two countries that have not yet ratified this pillar of human rights law, and I should like to take this opportunity to urge them to do so as soon as possible.

     The ratification of the Convention by so many countries means that its principles are now becoming part of national laws everywhere, from Viet Nam to Tunisia and from Portugal to Colombia.  Countries are making school attendance compulsory, strengthening laws on child prostitution and pornography, adopting a minimum working age, affording immigrant and refugee children better protection against discrimination.  In several States, the Convention has been a factor in deciding court cases involving children.
     
     The Convention has also inspired and guided the further strengthening of international standards on children’s rights.  Last June, we all welcomed the adoption of a new ILO Convention that prohibits and seeks to eliminate the worst forms of child labour, such as debt bondage, the forced recruitment of children soldiers, child prostitution and the use of children for illegal activities.

     In addition, efforts are underway to strengthen the Convention itself through two optional protocols -- on the involvement of children in armed conflict and on the sexual exploitation of children.  I urge all Governments to support these efforts as a further step towards ending some of the most shocking and shameful violations of children’s rights.

     However, we shall not be judged, as a world community, by what we say we should or will do, but by what we actually do.  In practice, there remain colossal obstacles to the universal protection of children’s rights.  And this is no wonder, since of all the difficult issues we deal with at the United Nations, I cannot think of one, old or new, that doesn’t have a child’s face.

     The greatest single enemy of children’s rights is poverty.  

     By keeping millions of children out of school, especially girls, it denies them their right to primary education.  By putting huge numbers to work, often in exploitative or harmful conditions, it denies them their right to rest and play, as well as their right to good health and well-being.  By leaving many to fend for themselves on the streets, it deprives them of the right to be brought up by their families.  And as malnutrition kills thousands every day, it even deprives them of their right to survival.

     Monsieur le Président,

     Si nous tenons vraiment aux droits de l’enfant, nous devons lutter de toutes nos forces contre la pauvreté et pour le développement social.

     Si nous tenons vraiment aux droits de  l’enfant, nous devons prévenir ou régler au plutôt les conflits armés, qui font des enfants de sept ans des soldats, des infirmes, des orphelins ou des réfugiés.  Nous devons enrayer l’épidémie du sida, qui fait des nouveau-nés des condamnés à mort ou des parias, et des jeunes adolescents des chefs de famille nombreuse.  Nous devons enrayer le trafic de drogue, veiller à ce que l’Internet ne facilite pas la pornographie enfantine et stigmatiser le tourisme sexuel.

     Ce que montre clairement cette consternante énumération, c’est, d’abord, que les droits de l’enfant ne sont pas des abstractions:  leur non-respect est un drame bien réel, vécu au jour le jour par les plus vulnérables d’entrée nous.  C’est, ensuite, que pour faire des droits de l’enfant une réalité effective, nous devons agir dans une multitude de domaines.  Pour le dire autrement, les droits de l’enfant sont si intimement liés entre eux, et si étroitement associés à  la paix et au développement, que si nous parvenions à assurer partout le respect de tous les droits de tous les enfants, nous aurions radicalement changé le monde pour tous les êtres humains, quel que soit leur âge.

     Mettre l’accent sur les droits de  l’enfant, c’est donc nécessairement s’attaquer, à la racine, à toute une série de problèmes qui se trouvent au cœur de la mission des Nations Unies.

     Du Fonds des Nations Unies pour la population, à l’Organisation internationale du Travail, de l’Organisation mondiale de la santé, à l’UNESCO, en passant par le Programme des Nations Unies pour le développement, le Haut Commissariat aux droits de l’homme et, bien sûr, l’UNICEF, tous les organismes des Nations Unies ou presque, jouent un rôle.  Désormais, dans les opérations de maintien de la paix et les missions humanitaires, le sort des enfants fait officiellement l’objet d’une attention particulière.  Le Conseil 

    de sécurité lui-même s’est penché sur la situation des enfants dans le cadre de ses débats excluant la participation d’enfants de moins de 18 ans aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

     Toutefois – faut-il encore le répéter? – ces efforts n’ont de sens que si les gouvernements et la société civile prennent le relais.

     A toutes les grandes conférences des années 90, les droits de l’enfant qui ont été pris en compte et reflétés dans les engagements pris.  J’invite les gouvernements de tous les Etats Membres à rester fidèles à ces engagements et à avoir la situation des enfants très présente à l’esprit lors des conférences de suivi, ainsi qu’au Sommet du Millénaire.

     S’ils continuent d'intégrer les dispositions de la Déclaration dans leur législation nationale, s’ils font connaître ces dispositions le plus largement possible et, surtout, s’ils mettent réellement en pratique les grands principes du droit à la vie et au développement, de la non-discrimination, et de la primauté de l’intérêt de l’enfant, les Etats auront rempli leurs obligations.

     Mais de toute évidence,  la Convention est plus qu’un traité international engageant des Etats signataires.  C’est un instrument universel qui, ayant pénétré la conscience collective, est devenu le symbole d’un mouvement mondial en faveur du progrès social.  Que ce soit dans le tourisme ou sur Internet, dans le secteur pharmaceutique ou chez les fabricants d’articles de sport, sensibilisation et responsabilisation aboutissent aujourd’hui à des initiatives concrètes qui transforment la vie de millions d’enfants.

     Ce mouvement doit à tout prix se poursuivre.  Mieux, il doit prendre de l’ampleur, car les droits de l’enfant sont l’affaire de tous: de chaque famille et de chaque collectivité, de chaque école et de chaque entreprise, de chaque Etat et de chaque société.

     Les générations futures mentionnées dans la Charte n’appartiennent pas à un avenir distant.  La première d’entre elle est déjà parmi nous: c’est celle des enfants d’aujourd’hui, dont le six-millardième être humain qui vient de naître.  C’est donc aujourd’hui que nous devons commencer à  les protéger, non seulement du fléau de la guerre mais aussi de toutes les violations des droits fondamentaux qui leur sont reconnus par la Déclaration et ses 191 signataires.

     Je vous remercie.

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